Appartement 24 roman de Gaëlle Guernalec-Levy

Appartement 24 ou le calvaire de Théo, 4 ans. Le 16 février 2009 le pédiatre inscrit dans le carnet de santé du garçon: “Bon état général”. Le 11 mai 2009 Théo est incapable de se lever à la suite d’une commotion cérébrale. Son corps est couvert d’hématomes, il a les yeux enflés et un décollement de la rétine droite, des brûlures de cigarettes sur les bras. Le mercredi 13 mai 2009 l’enfant décède d’une hémorragie abdominale. Le médecin légiste comptera vingt-six ecchymoses, un traumatisme crânien, six traces de morsures d’origine humaine, …

Son calvaire dure moins de trois mois. Tout ce temps, il reste sans secours …Julie, mère célibataire de Théo, 4 ans, accueille un nouvel amant dans son appartement: Patrick, toxicomane et chômeur.  Aimable au début, il ne tardera pas à montrer son vrai visage. Il tyrannise la jeune femme et brutalise Théo pendant que Julie suit un stage professionnel. Quand elle rentre le soir, elle ne réalise pas ce qui s’est passé pendant la journée. Patrick trouve toujours une explication pour les blessures et les hématomes du petit qui n’ose pas se confier à sa mère, tellement il est terrorisé par Patrick. Quant à Julie, elle a peur de perdre son nouvel amant et de se retrouver encore une fois seule avec Théo. Patrick lui fait croire que, quand elle est absente, le petit refuse de lui obéir et qu’il est donc grand temps de l’éduquer, entendez: de le dresser comme on dresse un chien … Julie, qui s’est brouillée avec ses parents, est immature, crédule et fragile et surtout seule face à Patrick. Ce n’est qu’après bien des semaines, quand l’enfant commence à uriner dans son lit, qu’elle se rend compte que Patrick lui a tout le temps menti. Elle vire son amant et finit pas être déprimée, trop faible maintenant pour réagir adéquatement et chercher du secours pour Théo.

C’est tout à fait par hasard que Marie, sa voisine, découvre que Théo n’est pas chez ses grands-parents, comme l’a fait croire Julie. Marie réussit à s’introduire dans l’appartement de Julie où elle découvre le corps inanimé de Théo, qui, selon le médecin du Samu, était probablement déjà décédé, faute de soins, depuis plusieurs heures.

Appartement 24, c’est le récit de secours arrivés top tard et de services sociaux inefficaces. C’est en vain que ses parents, connaissant la véritable nature de Patrick, mettent Julie en garde et insistent pour qu’elle le quitte. C’est en vain que Marie essaie de s’interposer et qu’elle fait état à Julie du bruit et des cris qu’elle entend pendant la journée. Julie refuse de la croire, lui reprochant d’être jalouse de son bonheur retrouvé. L’instituteur, sur le qui-vive, signale l’absence prolongée de Théo à la directrice de l’école qui tarde à alerter l’inspection et le médecin scolaire. L’équipe de protection de l’enfance passe son temps en discussions stériles, atermoie par souci de concilier les intérêts de la mère et de l’enfant: enlever à une mère la garde de son enfant est la dernière des mesures à prendre …

Très beau roman, émouvant et cruel.

Compte-rendu trouvé sur Internet

Gaëlle Guernalec-Levy, 37 ans, est journaliste spécialisée dans les sujets de société, auteure d’une enquête sur le déni de grossesse. Appartement 24[1] est son deuxième roman.


[1] Editions François Bourin, 2011, 152 pages.

 

 

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