L’Herbe des Nuits de Patrick Modiano

Gallimard, 2012

Lors d’une promenade solitaire en fin d’après-midi dans le XIVème arrondissement de Paris, Jean, le narrateur, se souvient d’un groupe d’individus louches qu’il a connu dans ce quartier. Il consulte des notes prises autrefois dans un cahier à couverture noire. Les notes datent des années 60, de l’époque de la fin de la guerre d’Algérie: un monde disparu, comme dans les romans précédents de Modiano. De ce passé il est resté des noms : Chastanier, Marciano, Duwelz[1], Aghamouri, Georges, “l’homme au visage lunaire“. La bande se réunit  à L’Unic Hotel. Jean est convoqué par Langlais, un inspecteur de police, chargé d’éclaircir une “sale affaire” dans laquelle est impliquée, Dannie, alias Mireille Sempierry, une femme, amateur de Cointreau, avec qui Jean sillonne la ville la nuit, de cafés en hôtels. Avec elle il s’introduit clandestinement dans un appartement dont Dannie a gardé la clef, part à la campagne où ils entrent par infraction dans une habitation. Jean y oublie un manuscrit qu’il ne retrouvera jamais. L’inspecteur Langlais, n’oublie pas Jean et le retrouve des années plus tard afin de lui remettre un dossier de la Mondaine relatif à ces personnages. Finalement, ni les notes personnelles de Jean ni le dossier constitué par Langlais permettront de voir vraiment clair dans cette “sale affaire“. Typiquement Modiano! Continue reading